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Mis à jour : il y a 38 sec

La FSU dénonce l'offensive turque

ven, 11/10/2019 - 14:39

La FSU dénonce l'offensive turque contre le Kurdistan syrien qui a déjà provoqué la mort de nombreux civils et oblige la population à fuir.

Par cet acte de guerre, le gouvernement turc viole le droit international mais aussi la souveraineté et l'intégrité du territoire syrien déjà bien compromises.

Cette guerre injuste contre le peuple kurde va aussi déstabiliser cette région et redonner une capacité certaine d'agir à l'État islamique et aux groupes djihadistes.

La FSU soutient les manifestations de solidarité avec les Kurdes et la population du Rojava, organisées ce samedi 12 octobre. Elle appelle la communauté internationale à intervenir pour que cesse cette offensive militaire.

Les Lilas le 11 octobre 2019

Être reconnu-es !

mer, 09/10/2019 - 12:16

C'est l'exigence bien légitime de tous les personnels de l'Éducation nationale. Une demande d'autant plus forte après que Christine Renon ait mis fin à ses jours sur son lieu de travail. L'ensemble de la communauté éducative lui a rendu hommage et la FSU, avec la quasi totalité des fédérations représentatives des personnels, s'est adressée au Ministre pour lui demander d'apporter des réponses « permettant de garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail ».

Car se sont bien toutes ces questions qui doivent être traitées maintenant : surcharge de travail, pressions hiérarchiques, mise en concurrence, perte de sens de nos métiers, manque de moyens, de formation, non reconnaissance du travail réel, des qualifications… sans compter les faibles rémunérations.

Les propos du Président de la République à Rodez ne sont à ce titre pas entendables. Il s'est engagé à ouvrir des discussions pour la revalorisation des enseignant-es pas pour dealer un travailler plus pour gagner plus… C'est bien la faiblesse des rémunérations qui pose problème. C'est ce que porte la FSU, qui a fait sa campagne de rentrée sur « l'augmentation des salaires, c'est prioritaire ! », dans les discussions ouvertes par le Ministre !

Être mieux reconnu-es, pour la FSU, c'est prioritaire. Et il est temps de nous faire entendre !

Compétences des CAP, la FSU toujours à vos côtés

mer, 09/10/2019 - 12:12

La loi n°2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique », promulguée le 6 août 2019, fait voler en éclats une série de dispositions statutaires qui organisaient notamment des garanties collectives.
La première d'entre elles est la suppression, dès le 1er janvier 2020, des compétences en matière de mouvement des commissions paritaires. Le gouvernement, en application de sa loi, impose que les mutations des personnels enseignants seront organisées sans le regard critique et utile des commissaires paritaires à même d'éviter des erreurs de gestion lourdes de conséquences. Il pousse même les feux jusqu'à priver les corps des filières administrative, technique, sociale et de santé d'une mobilité organisée par tableaux annuels de mutations.
Ainsi, à compter de cette année, chaque demandeur de mutation devra, individuellement, décider de contester ou non l'affectation communiquée par l'administration. Les élu-es ne seront plus destinataires, en amont des décisions de l'administration, des projets de barème (lorsqu'il en existe) puis de mutation. Ils pourront toutefois intervenir sur toutes les situations sur lesquelles ils auront été saisis individuellement.

La FSU engagée et mobilisée pour continuer à conseiller et défendre les personnels
Ce changement ne sera pas sans conséquences pour les personnels tant les erreurs, au niveau des barèmes comme au niveau du projet de mouvement, étaient nombreuses.
Plus que jamais, les personnels devront faire appel aux syndicats de la FSU pour faire respecter leurs droits. Dans le nouveau cadre imposé par la loi, la FSU sera, comme elle l'a toujours été, aux côtés des personnels pour les aider et les accompagner dans leur demande de mutation tout au long de la campagne 2020.
Dans tous les cas, en dépit de la volonté gouvernementale de gestion opaque et arbitraire, vous pourrez compter sur les syndicats de la FSU, la force que leur donne le nombre de ses représentant-es et leur expertise pour que vos droits soient respectés.
Une fois les résultats du mouvement connus, tout-e participant-e qui ne sera pas satisfait, c'est-à-dire tout-e candidat-e qui n'aura pas obtenu son vœu n°1, sera fondé à faire appel aux représentants de la FSU pour l'aider dans des démarches de recours auprès de l'administration, le recours étant prévu par la loi.
Il est plus que jamais indispensable de solliciter les représentant-es de la FSU dans le cadre du mouvement. Les publications à venir des syndicats de la FSU vous indiqueront la marche à suivre, l'administration n'ayant pas encore pris de dispositions en la matière.

Continuer à combattre
Quel est l'enjeu de vouloir priver un ministère de ses modes ordinaires d'organisation et de gestion de corps dont il a, pour tout ou partie, la responsabilité ? Quel est le but de le priver de la gestion collective des mutations d'effectifs très importants de personnels pour être en mesure d'assurer la préparation de la rentrée et la continuité de service au fil de l'année scolaire ? Poser la question est déjà commencer d'y répondre : ce n'est pas le souci du service public, pas celui non plus du respect des principes d'égalité de traitement ou de confiance en l'engagement des personnels. La FSU exige que tous les corps de fonctionnaires qui concourent au service public d'éducation puissent continuer de connaître une mobilité organisée par tableaux annuels de mutations. Elle attend du ministre qu'il assume sa responsabilité en la matière, qu'il défende l'organisation du service public dont il a la charge.

Déclaration liminaire FSU au CTM du 3 octobre 2019

mar, 08/10/2019 - 21:24

Personne ne devrait mourir de son travail ! Et pourtant ...

Christine Renon, directrice d'école à Pantin, elle, en est morte !

Elle a laissé une lettre qui a ému grandement la profession car elle fait écho aux situations vécues par les directeurs et directrices notamment, mais aussi par tou-tes les enseignant-es et les autres personnels de l'éducation.

La FSU regrette que le ministre ait tardé à s'exprimer publiquement.

On se suicide dans l'école de la confiance et il doit en être fait lecture.

Dans le contexte, il serait pour le moins malvenu de faire revenir par la fenêtre les EPLESF, dont le projet a mis en tension la communauté éducative et qui ne sauraient répondre à rien de ce qui s'exprime.

Les choix politiques à l'œuvre et leur cortège d'injonctions dans l'ensemble de Éducation nationale mettent les personnels en grande difficulté voire en danger du point de vue de leur santé physique et mentale. Aucune étude d'impact n'est effectuée en amont des réformes alors même qu'elle modifient en profondeur nos métiers et l'organisation du service public d'éducation. La parole des personnels, de leurs représentant-es et de leurs organisations syndicales n'est pas prise en compte.

La remise en cause de la professionnalité des enseignant-es, en contraignant l'exercice de leurs métiers par des injonctions parfois contradictoires avec la réalité des besoins des élèves qu'ils et elles sont pourtant les mieux placé-es pour apprécier les dépossède du sens de leur métier. Leur liberté pédagogique qui permet d'adapter au mieux les apprentissages, les organisations qui leur sont propres, la pertinence de leurs outils en fonction de la connaissance de leurs élèves, la motivation à mettre en œuvre des projets, tout cela est menacé.

Pire, alors que les alertes CHSCT déposées par la FSU confirment les conséquences en matière de risques psychosociaux engendrés par les réformes et les logiques managériales, le ministère n'apporte aucune réponse concrète pour y remédier. Il porte donc une lourde responsabilité et ce déni marque une fois de plus le grand écart entre le discours et les actes.

Il y a urgence à ce que soient publiés des chiffres précis concernant les suicides et les tentatives de suicides des personnels comme l'ont demandé les organisations syndicales en réclamant collectivement un CHSCTMEN spécifique, pour produire toutes les analyses nécessaires à la prévention de ces drames. Ils doivent pouvoir bénéficier d'une médecine de prévention de qualité et d'aide pour rompre l'isolement.

Respecter les personnels, leurs droits, les garanties et les conditions requises pour l'exercice de leurs missions de service public !

Une telle exigence devrait être suivie d'effets.

Car les problématiques de conditions de travail et de souffrance engendrée par leur dégradation sont par exemple au contraire relativisée par la loi dite de « transformation de la fonction publique » qui entérine la disparition des CHSCT. Et la mise en œuvre réglementaire envisagée, telle que révélée dans les concertations menées au niveau de la fonction publique, confirme que les coups portés aux principes du statut général menacent d'être encore plus lourds de conséquences négatives pour les personnels que ce que les débats parlementaires ou la communication du gouvernement ont annoncé. Loin de se contenter de priver les personnels de leur droit « à participer par l'intermédiaire de leurs délégués (…) à l'examen des décisions individuelles relatives à leur carrière1 », loin de se contenter de jeter un voile d'opacité sur les futures opérations collectives de mobilité, de promotion ou d'avancement, loin de se contenter d'assouplir le recours à l'emploi contractuel contre l'emploi titulaire, les projets de décrets d'application révèlent peu à peu les contours de l'agenda caché du gouvernement. Cela témoigne d'une approche strictement idéologique, enfermée dans des certitudes managériales et des idées reçues de l'air du temps, sans rapport avec la réalité des besoins et des nécessités du service public d'éducation, ni même de ses missions, du travail, des carrières des personnels qui, tous les jours, le mettent en œuvre.

L'un des textes concertés prévoit que les mutations des personnels enseignants seront organisés sans le regard critique et utile des commissaires paritaires à même d'éviter des erreurs de gestion lourdes de conséquences. Il pousse même les feux jusqu'à priver les corps des filières administrative, technique, sociale et de santé d'une mobilité organisée par tableaux annuels de mutations. Quel est l'enjeu de vouloir priver un ministère de ses modes ordinaires d'organisation et de gestion de corps dont il a, pour tout ou partie, la responsabilité ? Quel est le but de le priver de la gestion collective des mutations d'effectifs très importants de personnels pour être mesure d'assurer la préparation de la rentrée et la continuité de service au fil de l'année scolaire ? Poser la question est déjà commencer d'y répondre : ce n'est pas le souci du service public, pas celui non plus du respect des principes d'égalité de traitement ou de confiance en l'engagement des personnels. La FSU exige que tous les corps de fonctionnaires qui concourent au service public d'éducation puissent continuer de connaître une mobilité organisée par tableaux annuels de mutations. Elle attend du ministre qu'il assume sa responsabilité en la matière, qu'il défende l'organisation du service public dont il a la charge.

Ce comité technique ministériel se tient quelques jours après que le projet de budget pour 2020 ait été publié et force est de constater que celui-ci reste vertébré par le dogme de l'austérité. Si le schéma d'emplois global annoncé permet une communication ministérielle se réjouissant de la stabilité, celle-ci risque bien de se heurter rapidement au principe de réalité. En effet, les redéploiements de moyens relèvent du « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Les créations de postes pour le premier degré seront insuffisantes pour faire face aux besoins réels des écoles et à la nécessité d'améliorer les conditions de travail. Les suppressions d'emplois dans le second degré et dans la voie professionnelle, leur transformation en heures supplémentaires, confirment par l'image l'esprit des contre-réformes du lycée et de la voie professionnelle : moins d'heures, des groupes classe éclatés, des conditions de travail dégradées et affaiblies dans leur dimension collective, des conditions d'affectation des personnels abimées. Il est par ailleurs surprenant de conforter les missions de Canopé en matière de formation continue et d'y supprimer 47 ETP.

Concernant les personnels infirmiers et de la filière sociale, l'urgence de créer des emplois à la hauteur des besoins des élèves et de leurs familles reste cette année encore un point aveugle des arbitrages budgétaires. Enfin, concernant la filière administrative, si le fait qu'aucune suppression ne soit programmée marque un point de différenciation avec les deux années précédentes, l'état de sous-administration de l'éducation nationale reste néanmoins confirmé. Il y a fort à parier que des académies connaîtront encore de suppressions d'emplois par l'effet des redéploiements qui pourraient intervenir selon des critères qui ne peuvent être que hors-sol dans le contexte.

Ce CTM se tient à quelques jours d'un rencontre entre les organisations syndicales de l'éducation, le ministre et le haut-commissaire en charge de la réforme des retraites. La volonté d'instaurer un régime de retraites individuel par points organiserait la baisse du niveau des pensions et contraindrait les personnels à reculer l'âge de leur départ à la retraite. Le plafonnement à 14% du PIB du financement des retraites alors que le nombre de retraités doit fortement augmenter en est la clé de voûte. Et l'harmonisation des régimes créerait de nouvelles inégalités, particulièrement le cas dans la Fonction publique en mettant fin au calcul des pensions sur les 6 derniers mois, et en intégrant les indemnités et primes, dont on sait qu'elles sont très inégalement réparties dans la Fonction Publique et faibles à l'Education Nationale. C'est bien une baisse mécanique et importante du niveau des pensions qui est programmée.

A l'ordre du jour de ce CTMEN est inscrit l'étude d'un projet de décret relatif à l'organisation des services déconcentrés de notre ministère. La FSU rappelle son attachement au modèle académique et à la définition de périmètres de gestion et d'organisation qui ont fait preuve de leur efficacité et du fait qu'ils étaient les niveaux pertinents de proximité que nécessite notre service public, le plus réparti sur le territoire. Le contexte d'insuffisance de moyens devrait appeler à la prudence avant que d'envisager une évolution réglementaire qui confine davantage à la boîte à outils pour faire tout et possiblement n'importe quoi, comme le montre l'état dans lesquels les services des académies de Caen et de Rouen sont jetés. Il n'est pas trop tard pour prendre la meilleure décision, celle défendue par les personnels : arrêter la fuite en avant… Mais vers où, au juste ?

Le bilan d'attribution des indemnités pour mission particulière conforte notre analyse sur les discriminations salariales que subissent nos collègues femmes. Les questions d'égalité professionnelle ont besoin de transparence et d'actes concrets. C'est pour l'instant tout l'inverse que prévoit la loi de la fonction publique en supprimant la consultation des CAP sur les promotions et les avancements.

Le FSU s'interroge sur la sortie étonnamment opportune du décret n° 2019-1002 du 27 septembre 2019 sans consultation préalable. Il acte l'exclusion des directeurs.trices de SEGPA du versement de l'ISAE au prétexte qu'elle ne peut être cumulée avec l'indemnité de sujétion spéciale qui leur est versée.

Après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le gouvernement a eu comme souci immédiat de rassurer la population. Mais la gestion de la crise n'est pas la hauteur. Menée de façon chaotique, et souvent trop tardive, sans transparence sur les risques encourus, les personnels se sont retrouvés seuls en première ligne. La réunion en urgence d'un CHSCTA demandée par la FSU a confirmé les nombreux dysfonctionnements. Aujourd'hui encore l'administration réclame un questionnaire qui doit être rempli deux fois par jour par les directeurs-trices. En la période ce n'est pas très bien reçu, ni très heureux. Le FSU rappelle que la première responsabilité de notre ministère, dans cette situation, est de garantir la santé et la sécurité des personnels et des élèves.

Budget 2020 : services publics abandonnés

mar, 08/10/2019 - 21:07

Les premiers éléments du budget 2020 viennent de paraître. Dans un exercice de storytelling maîtrisé qu'on lui connaît bien, le gouvernement prétend répondre aux besoins exprimés par la société. Derrière la novlangue en marche, ce budget poursuit drastiquement la réduction du périmètre de l'intervention de l'État et de ses services publics. Une politique qui ne répondra en rien aux besoins réels de services publics de qualité au bénéfice de la population du pays.
Dans l'éducation, alors que la difficulté s'exprime de mille façons, et parfois de manière dramatique, la prétendue « priorité à l'école » du gouvernement ne prévoit aucune création de postes d'agents administratif, d'assistants sociaux, d'infirmiers de médecins scolaires de CPE, d'AED, psychologues de l'EN ! Mais les suppressions d'emploi d'enseignants se poursuivent et le service public d'information et d'orientation de l'Education nationale est démantelé.

Tropismes antisociaux

Il ne peut en être autrement quand les orientations idéologiques de ce gouvernement l'amènent à renoncer à une réelle progressivité de l'impôt tout en poursuivant les cadeaux sans fondement ni efficacité aux plus riches et aux grandes entreprises. Ainsi, la Cour des comptes vient de constater que les allégements de cotisations sociales ont cru de 26 milliards entre 2013 et 2019 dont 18 milliards au seul titre de la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi en allégements de charges en 2019 !

Le mouvement social de l'hiver dernier a eu pour effet, entre autres, de faire renoncer le gouvernement à son projet de suppression de 50 000 emplois de fonctionnaire d'État sur le quinquennat. 5 700 l'ont déjà été depuis 2 ans et le recours massif à des personnels contractuels en lieu et place de fonctionnaires permis avec la nouvelle loi de « transformation de la Fonction publique » est un autre moyen de poursuivre l'objectif initial. Le nombre d'agents publics baisse donc moins que prévu (dans un premier temps) mais la dépense n'est pas la même que si tous les agents étaient des fonctionnaires sur le court comme sur le long terme. Les autres mesures de cette loi (plan de mobilité, délégations au privé, …), la réforme des services déconcentrés de l'État (périmètre, missions, transferts des personnels…) et le projet de suppression du code des pensions sont les autres clés pour poursuivre la réduction des dépenses publiques.

Le gouvernement affiche sa volonté de réduire l'intervention de l'Etat aux domaines régaliens vus de manière très restrictive (justice, sécurité, mais pas les finances). Il sera difficile de lutter contre l'évasion fiscale avec la suppression de près de 2 000 emplois aux finances et comptes publics.
Aucun investissement sérieux n'est programmé sur des sujets aussi cruciaux que l'agriculture (budget stable, moins 60 emplois) et la transition écologique (+ 12 millions, moins 1073 emplois).

Éducation nationale : une priorité, vraiment ?

Le budget du ministère de l'Education nationale et de la jeunesse (qui représente presque 1/5 du budget total des ministères) passe de 51,68 Mds à 52,7 Mds soit une hausse de 1 Md. Soit à peine plus que le budget total des ministères (+1.8%).

Concernant les crédits nécessaires aux dédoublements des classes primaires et maternelles, on peut à titre de comparaison rappeler que la hausse de 1,3 Md du budget 2018 puis celle de 0,9 Md en 2019 n'ont pas permis les dédoublements annoncés sans dégradation d'autres dispositifs et redéploiements d'emplois. La création de 440 emplois dans les mêmes conditions est donc très insuffisante.

les augmentations de dépenses liées aux mesures automatiques de carrière (GVT), l'application de PPCR, le doublement de la prime REP+, la prise en charge de tous les AESH sur le budget de l'Éducation nationale…Le milliard n'y suffira sans doute pas, et il ne reste pas un sou pour les élèves du second degré, ne serait-ce que prendre en charge les 28 000 élèves supplémentaires prévus à la rentrée 2020. Ni pour revaloriser les salaires des personnels : à l'exception de la revalorisation de la prime REP+ qui ne touche qu'une infime partie des enseignants, rien à l'horizon. La mise en œuvre du 3ème volet du PPCR n'est que l'application d'une décision, déjà insuffisante, prise il y a 4 ans et repoussée d'un an par le nouveau gouvernement dès son arrivée.

Le gouvernement supprime 440 emplois d'enseignants dans le second degré, qui portent à 6 290 les suppressions dans le second degré sur les trois budgets 2018-2019-2020, alors que les effectifs d'élèves auront augmenté de 99 300 élèves sur la même période.

Les choix budgétaires ne sont pas à la hauteur des exigences de justice sociale et territoriale qui s'expriment avec force dans le pays.

Revalorisation salariale : de la parole aux actes Monsieur le Ministre !

mar, 08/10/2019 - 20:48

Le ministre a annoncé son intention d'ouvrir des discussions avec les organisations syndicales sur le sujet des rémunérations des personnels en lien avec la réforme des retraites.

La FSU est demandeuse de ces discussions car la revalorisation salariale revêt un caractère d'urgence dans un contexte marqué par un allongement du calendrier d'application des mesures de carrières de PPCR et par dix années de gel de la valeur du point d'indice. Elle y portera donc ses propositions tout en refusant de la lier cette question à la perspective d'une réforme des retraites. L'urgence ne saurait d'ailleurs attendre 2025. Et le sujet des rémunérations ouvre des questions plus larges que celles soulevées par la réforme des retraites telle qu'envisagée par le gouvernement.

Si la FSU acte positivement l'ouverture de discussions à l'Éducation Nationale, elle continue de demander des mesures Fonction publique, à commencer par le dégel de la valeur du point d'indice et un plan de rattrapage de celle-ci au regard du pouvoir d'achat perdu.

La FSU demande que dans les discussions qui vont s'ouvrir à l'Education Nationale, ce soit le levier de la revalorisation des carrières qui soit l'entrée principale.

La FSU demande en particulier pour les corps enseignants et assimilés :

• Une accélération des débuts de carrière (par exemple commencer la carrière à l'actuel 4ème échelon) ;
• Un aménagement des fins de carrières avec allègement du temps de service ; de ce point de vue aussi, il sera intéressant d'avoir des discussions avec JP Delevoye pour faire préciser les projets gouvernementaux dans le cadre du projet de réforme et demander le rétablissement d'une possibilité de cessation progressive d'activité ;
• La FSU revendique des carrières revalorisées, parcourues à un rythme unique, le plus favorable aux agents, sans obstacle de grade : Cela passe dans un premier temps, pour la classe exceptionnelle, par un abandon de la séparation en deux viviers de promouvables de manière à élargir les viviers à l'ensemble des personnels ayant parcouru la hors classe et ainsi de ne plus perdre des promotions comme c'est le cas actuellement, et par la fixation de ratios de promotion qui permettent d'atteindre cette perspective.

Concernant les filières administratives et techniques, la FSU demande :

• Un plan de requalification massive des emplois pour résorber les situations de déclassement, très nombreuses et parfois majoritaires dans certains corps, notamment en catégorie C, et une politique de promotion concomitante assortie des possibilités de promotion adéquates ;
• Une amélioration des ratios de promotion de grade pour améliorer sensiblement les déroulements de carrières ;
• Une revalorisation indemnitaire immédiate permettant de régler rapidement les situations d'inégalités de rémunération injustifiées selon les affectations, les académies, et entre les différents ministères ; l'éducation nationale est un des ministères pour lesquels les taux indemnitaires sont bas ce qui suscite un déficit important d'attractivité. Une telle politique est enfin nécessaire pour ouvrir la perspective d'une intégration dans le traitement indiciaire de tout ce qui relève du « complément de rémunération » pour pallier l'insuffisance de revalorisation des carrières et des grilles indiciaires.

Concernant les personnels sociaux et infirmièr-es de l'Education nationale, le reclassement récent en catégorie A ne constitue, en l'état, qu'une étape insuffisante, la FSU revendique les grilles de la catégorie A type, seules à même de garantir une rémunération conforme au niveau de formation et aux missions de ces personnels. La revalorisation de ces filières très féminisées constitue une urgence particulière dans la perspective de favoriser l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Concernant les personnels infirmiers, compte tenu du caractère règlementé de cette profession, des inégalités de traitement observées au sein d'un corps non fonctionnel, la FSU revendique une même IFSE pour tous-tes les infirmier.es quel que soit leur lieu d'exercice (internat, externat, conseiller technique) et l'intégration complète du CIA dans l'IFSE. Une revalorisation de leur indemnité au niveau moyen des indemnités des corps de catégorie A. Les écarts indiciaires et indemnitaires observés par rapport aux moyennes des corps de leur catégorie ne sont pas acceptables. Le salaire net moyen d'un.e infirmier.e de l'Education nationale n'est que de 1816€. Atteindre l'homothétie de carrière avec leurs homologues de la FPH est également une de nos exigences.

Pour la FSU, des mesures d'urgence doivent être prises aussi sur la part indemnitaire des rémunérations dans la mesure où ce sont les indemnités servies à l'ensemble des personnels qui doivent être revalorisées. Ainsi, pour les corps d'enseignement, d'éducation et d'orientation, la FSU demande le doublement de l'ISAE, de l'ISOE ainsi que celui de l'indemnité forfaitaire des CPE et l'alignement de son montant pour les professeurs documentalistes et PSY-EN dans le cadre d'une politique d'alignement vers le haut des taux indemnitaires et en vue d'une intégration dans le traitement.

En tout état de cause, la FSU refusera la logique de la prise en compte d'un prétendu mérite qui ne revaloriserait que certains personnels au détriment de tous les autres. De même, elle s'oppose au développement des heures supplémentaires qui ne saurait constituer une revalorisation acceptable : en effet dans la majorité des cas, les heures supplémentaires ne sont pas choisies, et elles sont moins bien payées que les heures ordinaires (seule la première a un taux majoré de 20 %). De plus, le recours aux heures supplémentaires est un élément important de discrimination salariale dont sont victimes les femmes. L'augmentation de la charge de travail qui résulte des heures supplémentaires imposées est un élément majeur d'épuisement professionnel.

Enfin, la FSU demande pour tous les jeunes collègues une véritable prime d'installation à l'entrée dans les métiers.

Le choix ne saurait être entre l'emploi et les salaires, c'est la conjonction des deux qui doit contribuer à la richesse nationale et à la sauvegarde du service public d'éducation.

Revaloriser les salaires des personnels de l'Éducation : urgence !

mar, 08/10/2019 - 15:43

Alors que le Ministre de l'Éducation nationale dit vouloir une "réflexion approfondie sur la rémunération des enseignants", les propos du Président de la République lors du débat de Rodez le 3 octobre dernier, inquiètent fortement la FSU puisqu'il conditionne ces discussions à une « transformation de la carrière », comprendre accepter de travailler plus et réduire les vacances...

La FSU ne confond pas discussion salariale et discussion sur le temps de travail.

De l'aveu même du gouvernement, c'est bien la faiblesse de la rémunération des enseignant·es qui pose problème pour envisager la réforme des retraites. Un nouveau système de retraite qui provoquerait une baisse du niveau des pensions.

C'est donc bien la politique salariale menée aujourd'hui qui est en cause : faible niveau des salaires, absence de reconnaissance des qualifications, du travail et de l'engagement des enseignant·es comme de l'ensemble des personnels de l'Éducation alors que trop souvent les conditions de travail sont dégradées et le malaise profond.

Il est inacceptable pour la FSU de détourner la question salariale en cherchant à aggraver un peu plus l'exercice quotidien des métiers des personnels.
Et la FSU refusera toute logique de prise en compte d'un prétendu mérite qui ne revaloriserait que certains personnels au détriment de tous les autres.

La FSU veut aujourd'hui des discussions pour améliorer le niveau de salaires des enseignant·es et de tous les personnels. Elle a mis pour cela sur la table différentes propositions (C.F. note jointe).
Le choix ne saurait être entre l'emploi et les salaires, c'est la conjonction des deux qui doit contribuer à la richesse nationale et à la sauvegarde du service public d'éducation.
Le Ministre est loin d'avoir levé les inquiétudes sur le contenu des discussions spécifiques à venir, notamment en évoquant la possibilité de contreparties sur les missions et le temps de travail des personnels. Il a dû revoir son calendrier initial, qui était trop étendu, pour être davantage dans le tempo des discussions générales sur cette réforme.
La FSU demande au Ministre de traiter réellement et dès à présent, comme le Président de la République s'y est engagé, de la question de la revalorisation des enseignant·es et de tous les personnels de l'Éducation.

Les Lilas, 8 octobre 2019.

Monsieur Jean-Michel Blanquer Ministre de...

mar, 08/10/2019 - 12:31

Monsieur Jean-Michel Blanquer
Ministre de l'Education nationale et de la jeunesse
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

Les Lilas le 7 octobre 2019

Monsieur le Ministre,
Par des rassemblements, des grèves et plus 120 000 signatures à la pétition « Plus jamais ça », une Marche Blanche, les personnels, avec l'ensemble de la communauté éducative, ont témoigné de leur forte émotion après que Christine Renon, directrice d'école à Pantin, ait mis fin à ses jours sur son lieu de travail.
Au-delà de la grande peine que suscite son acte désespéré, cette mobilisation pose nombre de questions sur les conditions de travail des directeurs et directrices d'école, des enseignant-es et de tous les personnels qui font vivre les écoles, les établissements et les services, l'insuffisante reconnaissance de leurs professionnalités et le manque de moyens, conduisent à la perte de sens des métiers de toutes et tous.
Tous les personnels de l'Education nationale sont impactés. Monsieur le Ministre, votre première réponse ne suffit pas pour être aujourd'hui à la hauteur de leurs attentes. Nous vous demandons d'apporter des réponses permettant de garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail.
Depuis de nombreuses années, tous les acteurs du système éducatif subissent une pression qui va croissant et les mène à l'épuisement.
En première urgence, nos organisations syndicales exigent l'amélioration des conditions de travail, une organisation moins verticale et moins injonctive des écoles, établissements et services, l'organisation d'un travail plus collectif et à des rythmes plus respectueux de la qualité de vie au travail, le développement des services de médecine de prévention.
Nous revendiquons également les créations d'emplois nécessaires pour l'ensemble des personnels.

Par ailleurs, la suppression programmée des CHSCT aggravera la prise en charge de celles et ceux qui sont en souffrance. Nous redisons notre profond désaccord avec cette nouvelle dégradation de la capacité à agir pour la prévention, la protection et la défense de nos collègues.
Monsieur le Ministre nous attendons des actes. Faute de quoi, nos organisations syndicales prendront leurs responsabilités.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de nos salutations respectueuses.

Signataires :

  • Jules Siran et Fatna Seghrouchni – Sud Education
  • Frédéric Marchand - Secrétaire général de l'UNSA Éducation
  • Catherine Nave-Bekhti – Secrétaire Générale du SGEN-CFDT
  • Patrick Désiré – Marie Buisson – Co-secrétaires généraux de la FERC-CGT
  • Bernadette Groison – Secrétaire Générale de la FSU

Attentat à la préfecture de Paris : condoléances de la FSU

mar, 08/10/2019 - 11:09

Après l'assassinat le 3 octobre dernier de quatre fonctionnaires de police à la préfecture de Paris, la FSU présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

Dans cette épreuve, elle assure de son soutien à l'ensemble des personnels de police.

Porteuse de valeurs démocratiques, des principes d'égalité, de liberté et de laïcité dans notre société, la FSU condamne, une nouvelle fois, cet acte terroriste.

Elle demande que toute la lumière soit faite pour que les citoyen-nes puissent compter sur une police républicaine au service de toutes et tous.

Les Lilas, 8 octobre 2019

La FSU engagée pour l'Éducation prioritaire

mar, 08/10/2019 - 07:02

Le colloque a rassemblé une centaine de collègues autour de trois moments : présentation de l'enquête sur l'Éducation prioritaire menée par la FSU au printemps 2019, intervention de J-Y. Rochex, professeur en sciences de l'éducation à l'université Paris 8 « l'éducation prioritaire en France : les paradoxes d'une politique incertaine », table ronde des syndicats de la FSU autour de leur bilan et de leur projet pour l'éducation prioritaire.

Pour les personnels, la priorité en termes d'amélioration des conditions de réussite des élèves et d'attractivité des établissements de l'éducation prioritaire est la baisse des effectifs des classes, selon les résultats de l'enquête FSU Éducation prioritaire d'avril 2019. Cette demande s'accompagne de trois autres principales revendications : du temps pour travailler en équipe, une reconnaissance salariale, des relations hiérarchiques de soutien. La comparaison avec les chiffres de l'enquête précédente (2013) montre un effet positif de la politique REP+ : 41 % des collègues y sont satisfait de leurs conditions de travail, contre seulement 31 % en REP.

L'essentiel, c'est la démocratisation

L'éducation prioritaire, a rappelé Jean-Yves Rochex, s'est mise en place sur un constat d'« achèvement » du collège unique, lequel n'a pas permis de démocratiser la réussite scolaire. Mais il pointe « les paradoxes d'une politique incertaine », qui donne des moyens sans pour autant outiller les personnels. Pour J-Y. Rochex, il faut à la fois une politique de ciblage pilotée nationalement, aux critères transparents et débattus, qui peut s'ajouter à une allocation différentielle des moyens, et un outillage pédagogique des enseignants.

Les syndicats de la FSU ont rappelé le besoin d'un bilan partagé avant toute nouvelle réforme, d'un travail serein avec la hiérarchie, l'importance de la formation initiale et continue, la nécessité de labelliser des lycées, l'importance du travail en équipe pluriprofessionnelle et donc l'exigence de recrutement de personnels de santé, sociaux, de vie scolaire.

POUR ELLES infos - juin 2019

lun, 07/10/2019 - 19:00

SOMMAIRE

Édito

  • Journée intersyndicales 2019
  • Collectif Montpellier
  • Appel grève féministe

POUR ELLES infos - septembre 2019

lun, 07/10/2019 - 17:13

SOMMAIRE

  • Édito
  • Dossier réalisé par le SNPES-PJJ Egalité hommes-femmes
  • Agenda

POUR ELLES infos - mai 2019

lun, 07/10/2019 - 17:12

SOMMAIRE

  • Édito
  • La représentativité des femmes suite aux élections CP du SNICS
  • SNETAP
  • Femmes passagères clandestines dans le monde scientifique

Retraite : réforme à haut risque dans la Fonction publique !

jeu, 03/10/2019 - 15:54

Alors que les dernières réformes des retraites ont entraîné beaucoup d'injustices et d'inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, que nombre de questions n'ont jamais été réglées depuis, Jean Paul Delevoye a présenté aujourd'hui devant le Conseil Commun de la Fonction Publique son rapport Pour un système universel de retraite.

Ce projet de réforme suscite d'ores et déjà beaucoup d'inquiétudes dans la Fonction publique où il s'ajoute à une politique salariale inexistante et à la mise en œuvre de la loi de transformation de la fonction publique remettant notamment en cause les instances de dialogue social.

Du fait d'un nouveau réexamen de l'âge de départ à la retraite, d'un nouveau calcul du montant des pensions dont, de l'aveu même du gouvernement, il dégradera le niveau des pensions pour nombre d'agent·es, les craintes sont fortes.

La FSU a déjà alerté le Haut-Commissariat à la Réforme des Retraites lors des concertations sur un système individuel à points qui rend très aléatoire le montant des pensions mais aussi sur la baisse du niveau des pensions que produirait la mise en œuvre d'une telle réforme dans la Fonction publique. En renonçant au calcul des pensions sur les 6 derniers mois et en intégrant les primes qui sont très inégales voire inexistantes pour certains agent·es, nombre d'entre eux verront leurs pensions diminuer. C'est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement est amené à ouvrir des discussions au Ministère de l'Education nationale. Si la FSU s'en félicite, elle alerte sur le fait que bien d'autres agent·es sont concerné·es (enseignant·es chercheurs, agent·es de catégorie C....).

Ainsi, la question de la revalorisation des salaires et de l'amélioration des déroulements de carrière dans la Fonction publique apparaissent une nouvelle fois au grand jour avec ce projet de réforme. Pour la FSU, des discussions salariales doivent s'ouvrir pour toutes et tous les agent·es y compris en dehors de ce projet de réforme des retraites.

Pour la FSU, la retraite est une nouvelle étape de la vie qui nécessite que chacun et chacune aient les moyens de la vivre dignement. Organiser un système solidaire, pérenne et en garantir le financement est un enjeu de société majeur. C'est ce que défendra la FSU avec les agent·es de la Fonction publique mais aussi avec l'ensemble des salarié·es, des jeunes et des privées d'emploi.

Les Lilas, le 03 octobre 2019.