mercredi 14 mai 2014

Intervention du SNASUB/AQUITAINE lors de la rencontre Région Aquitaine - équipes de direction des lycées le vendredi 4 avril 2014 à l’AEROCAMPUS Aquitaine

 (en présence d’Alain Rousset)


«  Avant toute chose, M. Le Président,  je voudrais, au nom des gestionnaires  vous remercier pour cette invitation qui représente pour nous un temps d’échange important avec vos équipes (…) Je souhaiterai que vous puissiez réagir sur 3 de nos préoccupations actuelles.


Tout d’abord, en terme de RH, le projet Cordouan qui se voulait participatif a tenu effectivement ses promesses quant au niveau d’engagement des équipes d’agents. Ceux-ci avec l’aide des équipes de direction ont fait vivre le débat et permis que les propositions du terrain soient à la hauteur des enjeux et des moyens que vous avez mobilisés pour mener à bien ce projet. Le temps de la restitution a commencé. Il sera important que les travaux relatifs aux propositions touchant l’ensemble des agents de lycée aboutissent à des mesures concrètes qui soient prises en concertation avec les personnels.
Mais, au niveau du terrain, les dysfonctionnements, les problématiques internes à chaque établissement qui ont été remontés à cette occasion ne devront pas rester sans réponse sous peine de créer un vif mécontentement des personnels. Par conséquent, nous attendons un appui important de vos services pour nous aider dans cette tache.

La deuxième préoccupation qui est récurrente depuis maintenant 3 ans réside dans le développement de la centrale d’achat de l’AMPA qui chaque jour voit son champ d’intervention grandir un peu plus. Si vous avez été rassurant et ferme sur la question des achats de denrées alimentaires qui demeure de l’autonomie des établissements, force est de constater aujourd’hui que l’achat informatique, audiovisuel, mobilier notamment échappent désormais à notre compétence d’acheteur public. Cette situation est dommageable pour nos métiers, parait souvent ne pas être gagnante en terme d’économie financière et surtout elle écarte  de nombreuses PME installés sur le territoire aquitain d’une bonne partie des marchés des lycées qui représentait un pourcentage non négligeable de leur activités.
Ne serait-il donc pas possible au lieu de nous imposer de passer par cette centrale d’achat de laisser un choix aux établissements d’utiliser ou non cette fonctionnalité ? Ne pourrait-on pas définir également en concertation avec les établissements le champ d’intervention de cette centrale?

Enfin, nous restons très vigilants vis-à-vis du développement des techniciens de catégorie B dans nos établissements. S’il est indéniable que cela représente pour de nombreux agents une juste récompense de leur travail et de leur compétence, le domaine d’intervention de ces personnels devra là aussi évoluer ou s’ajuster en concertation avec les directions des lycées. A force de vouloir soulager les gestionnaires d’une partie de leur travail, il ne faudrait pas que notre corps se retrouve dans une enveloppe vide ».